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IMO : une cyberattaque met hors ligne une partie du suivi mondial des météores

L’International Meteor Organization (IMO), organisation qui coordonne les observations de météores et de bolides à travers le monde, a été victime d’une cyberattaque suffisamment importante pour mettre hors ligne une grande partie de son infrastructure. L’organisation prévoit désormais plusieurs semaines de fonctionnement dégradé.

L’IMO parle elle-même d’un « coup critique » porté à une infrastructure vieillissante. Son site principal a dû être remplacé par une page temporaire pendant que les équipes reconstruisent progressivement les différents services.

IMO cyberattaque

Une organisation au cœur de l’observation mondiale des météores

Fondée en 1988 et basée en Belgique, l’International Meteor Organization rassemble des astronomes amateurs et professionnels qui étudient les météores, les pluies d’étoiles filantes et les bolides observés dans l’atmosphère.

Son infrastructure permet notamment de centraliser les observations réalisées dans de nombreux pays afin de documenter les événements, comparer les témoignages et contribuer à déterminer la trajectoire de certains objets traversant l’atmosphère.

La cyberattaque provoque plusieurs semaines de perturbations

L’IMO indique avoir récemment subi une cyberattaque ayant provoqué de lourds dégâts sur son infrastructure informatique. Une grande partie de son site reste actuellement indisponible.

L’organisation estime qu’il faudra plusieurs semaines avant de retrouver un fonctionnement normal. Elle profite de cette reconstruction pour migrer vers une nouvelle infrastructure et de nouveaux services plutôt que de simplement remettre en ligne les anciens systèmes compromis.

Le système de signalement des bolides rétabli en priorité

L’un des premiers services remis en ligne concerne le signalement des bolides. Ces météores particulièrement lumineux peuvent être observés par des milliers de personnes lorsqu’ils traversent l’atmosphère.

Les témoins peuvent transmettre leur observation à l’IMO en précisant notamment la position depuis laquelle le phénomène a été vu, sa trajectoire apparente et différents éléments permettant de comparer plusieurs témoignages d’un même événement.

L’organisation a considéré ce service comme prioritaire afin d’éviter de perdre de nouvelles observations pendant la reconstruction de son infrastructure.

Les bases et plusieurs services restent indisponibles

Le retour du formulaire de signalement ne signifie pas que l’incident est résolu. Plusieurs parties du site, notamment des bases de données, ressources et espaces destinés aux membres, restent inaccessibles.

Le choix de reconstruire une partie de l’environnement plutôt que de procéder à une simple restauration montre que la compromission a eu un impact important sur l’architecture technique de l’organisation.

La méthode utilisée par les attaquants reste inconnue

L’IMO n’a pour l’instant communiqué aucun détail technique sur l’origine de la cyberattaque. La date exacte de l’intrusion, le point d’entrée utilisé et l’identité des attaquants restent inconnus.

Rien ne permet donc actuellement de déterminer si l’incident résulte de l’exploitation d’une vulnérabilité, de la compromission d’un compte administrateur ou d’un autre accès à l’infrastructure.

L’organisation souligne seulement que l’attaque a touché une infrastructure qu’elle qualifie elle-même de vieillissante, ce qui pourrait expliquer la décision de profiter de l’incident pour migrer vers de nouveaux systèmes.

Aucune fuite de données confirmée à ce stade

L’IMO n’a pas indiqué si les attaquants ont réussi à consulter, télécharger ou chiffrer des données. Il serait donc prématuré de parler de fuite d’informations concernant les membres ou les personnes ayant transmis des observations.

L’organisation collecte néanmoins certaines données personnelles dans le cadre des signalements de bolides, notamment les noms, prénoms et adresses e-mail nécessaires pour attribuer une observation et éventuellement recontacter son auteur.

La reconstruction en cours devra donc également permettre de déterminer si des données hébergées sur les systèmes affectés ont été accessibles aux attaquants.

Une cyberattaque qui perturbe directement la collecte scientifique

L’incident illustre une conséquence moins habituelle des cyberattaques : au-delà des entreprises ou administrations, elles peuvent également perturber des infrastructures utilisées pour la recherche et l’observation scientifique.

Dans le cas de l’IMO, la conséquence immédiate est une dégradation de l’accès aux bases et ressources utilisées par la communauté internationale des observateurs de météores. La remise en ligne prioritaire du formulaire consacré aux bolides permet toutefois de poursuivre la collecte des nouveaux signalements pendant les travaux.

Plusieurs semaines avant un retour complet

L’International Meteor Organization ne donne pour l’instant aucune date précise pour un retour à la normale. Elle estime simplement que la période de fonctionnement partiel devrait durer plusieurs semaines.

Les services doivent être réactivés progressivement à mesure que la migration vers la nouvelle infrastructure avance. L’étendue exacte de la compromission et l’existence éventuelle d’une fuite de données restent, elles, encore à déterminer.

Thomas Lazzaroni Thomas Lazzaroni
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