Century 21 France fait l’objet d’une nouvelle revendication de fuite de données. Le hacker weykofa affirme avoir récupéré un fichier de 228 148 lignes contenant les informations de 130 995 personnes, désormais proposé à la vente sur un forum cybercriminel.
Ce n’est pas la première fois que le réseau immobilier apparaît dans une telle publication. Le 23 juin 2026, Cyberattaque.org avait déjà documenté une fuite revendiquant les données de 21 009 collaborateurs de Century 21 France. Cette fois, les fichiers semblent viser une population différente : des particuliers ayant été en contact avec des agences du réseau.
Century 21 est l’un des principaux réseaux immobiliers français, constitué de centaines d’agences franchisées réparties sur le territoire. Les données aujourd’hui revendiquées semblent provenir d’un système centralisant des formulaires et demandes adressés à différentes agences.

228 148 lignes pour près de 131 000 personnes
weykofa annonce précisément 228 148 enregistrements pour 130 995 personnes. Il revendique également la présence de 131 212 adresses e-mail et de 87 159 numéros de téléphone dans un fichier JSON d’environ 88,6 Mo.
Le nombre de lignes ne correspond donc pas au nombre de victimes. Les exemples diffusés montrent qu’une même personne peut apparaître plusieurs fois, notamment lorsque plusieurs formulaires ont été enregistrés avec la même adresse e-mail.
Les contacts reliés directement à leur agence Century 21
Cyberattaque.org s’est procuré les échantillons diffusés. Ceux-ci contiennent notamment des noms, prénoms, civilités, adresses e-mail, numéros de téléphone et informations relatives au consentement aux communications commerciales.
Chaque entrée peut également être associée à une agence Century 21 précise, avec son nom, sa ville, son adresse, ses coordonnées et un code interne d’agence.
Les exemples concernent des établissements situés dans plusieurs régions françaises, notamment à Paris, Gennevilliers, Cannes, Nantes, Nîmes, Bezons ou La Roche-sur-Yon. Il ne semble donc pas s’agir de la compromission isolée d’une seule agence.
Une fuite différente de celle révélée en juin
La base publiée en juin concernait principalement des collaborateurs et agents immobiliers et contenait notamment des informations professionnelles et RH : fonctions, dates d’embauche, statuts ou encore parcours de recrutement.
La nouvelle revendication porte au contraire sur des contacts externes et potentiels clients. Aucun élément ne permet pour l’instant d’établir que les deux publications proviennent de la même compromission ou du même système. Les hackers à l’origine des deux revendications sont également différents.
Un contexte idéal pour des arnaques immobilières ciblées
L’association entre une identité, un téléphone, une adresse e-mail et l’agence immobilière réellement contactée augmente fortement la crédibilité d’une tentative de phishing.
Un attaquant pourrait se présenter comme un conseiller de l’agence concernée à propos d’un rendez-vous, d’un projet immobilier, d’un document à signer ou d’un paiement. Dans l’immobilier, où les échanges peuvent impliquer des documents personnels et des sommes importantes, ce contexte peut être particulièrement exploitable.
Pas de données bancaires visibles dans les échantillons
Un champ destiné à associer éventuellement un bien immobilier apparaît également dans la structure des données, mais il est vide dans les exemples consultés. Il n’est donc pas possible d’affirmer que des informations sur des logements recherchés, vendus ou loués figurent dans la fuite.
Aucun mot de passe ni aucune donnée bancaire n’apparaît non plus dans les échantillons diffusés. Cyberattaque.org ne reproduit volontairement aucune identité ou coordonnée personnelle issue des fichiers.
La base proposée au plus offrant
weykofa propose les données à la vente sans afficher de prix fixe et demande un paiement en cryptomonnaie. La méthode utilisée pour récupérer la base n’est pas précisée.
À ce stade, les 228 148 lignes et 130 995 personnes restent les volumes revendiqués par le hacker. Les échantillons permettent en revanche de confirmer la présence de coordonnées personnelles associées à de nombreuses agences Century 21 françaises.