Attaque

BANATIC : plus de 91 000 élus et responsables de collectivités exposés après une cyberattaque

Le hacker misere a revendiqué, le 20 juillet 2026, la compromission de banatic.interieur.gouv.fr, une plateforme du ministère de l’Intérieur dédiée aux informations sur les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) et autres groupements de collectivités. Selon l’annonce, 91 213 enregistrements auraient été extraits avec l’aide des hackers Snufkxn et ChimeraZ.

Les auteurs précisent que l’accès n’aurait pas reposé sur une vulnérabilité de type IDOR, sans dévoiler la faille exploitée. À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été publiée par le ministère de l’Intérieur concernant cette revendication.

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La plateforme BANATIC visée

BANATIC est une base de données recensant les établissements publics de coopération intercommunale, syndicats mixtes et autres structures administratives françaises. L’échantillon diffusé montre des informations relatives aux représentants de ces organismes ainsi qu’aux collectivités membres.

Quelles données seraient concernées ?

D’après l’échantillon publié, les informations revendiquées comprennent notamment :

  • département ;
  • numéro SIREN du groupement ;
  • nom du groupement ;
  • nature juridique ;
  • civilité ;
  • prénom et nom des délégués ;
  • fonction exercée (président, vice-président, etc.) ;
  • numéro SIREN des collectivités représentées ;
  • nom des communes ou organismes membres.

Des informations principalement institutionnelles

Les données visibles semblent majoritairement concerner des responsables exerçant des fonctions publiques au sein de collectivités territoriales ou de syndicats intercommunaux. Une partie importante de ces informations peut déjà être accessible dans des publications administratives, mais leur regroupement dans une base unique facilite leur exploitation.

Quels sont les risques ?

Même en l’absence de données financières ou médicales, ce type de fichier peut être utilisé pour :

  • cartographier les responsables de collectivités ;
  • préparer des campagnes de phishing ciblées ;
  • usurper l’identité d’élus ou de représentants d’EPCI ;
  • concevoir des attaques de type ingénierie sociale contre les collectivités locales.

Une faille encore inconnue

Les auteurs insistent sur le fait que l’accès n’aurait pas été obtenu via une vulnérabilité de type IDOR, sans donner davantage de détails. L’origine exacte de la compromission reste donc inconnue et il est impossible, à ce stade, de déterminer si d’autres services du ministère auraient été concernés.

Une revendication qui reste à confirmer

Le volume annoncé de 91 213 enregistrements, ainsi que l’origine des données, n’ont pas été confirmés officiellement. En l’absence de communication des autorités, cette fuite doit être considérée comme une revendication non confirmée.

Thomas Lazzaroni Thomas Lazzaroni
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