La Fédération nationale de Protection Civile (FNPC) confirme avoir été victime d’une cyberattaque ayant touché sa plateforme eProtec. L’incident remonte à mars 2026 et pourrait avoir entraîné l’exposition de données personnelles concernant un nombre particulièrement important de personnes.
Selon la revendication du hacker au mois de mars, plus de 525 000 personnes pourraient être concernées, dont des mineurs. Environ 15 000 photographies auraient également été récupérées lors de l’attaque.
La plateforme eProtec visée par l’attaque
L’incident concerne eProtec, une plateforme utilisée par les bénévoles de la Protection Civile. L’organisation indique qu’à ce stade de ses investigations, certaines données personnelles sont susceptibles d’avoir été compromises.
La Protection Civile précise avoir déposé plainte auprès de la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris. Le mode opératoire utilisé par les attaquants et le point d’entrée initial dans la plateforme ne sont pas détaillés pour le moment.
Une organisation qui compte 32 000 bénévoles actifs
La Protection Civile est une association de sécurité civile spécialisée dans le secours, l’assistance aux populations et les dispositifs de premiers secours. Elle revendique environ 32 000 bénévoles actifs sur le territoire français.
Le nombre de personnes potentiellement présentes dans la fuite dépasse donc largement celui des seuls bénévoles, ce qui laisse envisager un périmètre de données plus large autour des activités de la fédération.
Identités, téléphones et données de mineurs
Les données potentiellement exfiltrées comprendraient notamment :
- noms et prénoms ;
- dates de naissance ;
- numéros de téléphone ;
- professions ;
- données concernant des mineurs ;
- plusieurs milliers de photographies.
Le chiffre de 525 000 personnes reste à distinguer du nombre de bénévoles de la fédération et devra être confirmé au terme des investigations. La nature exacte des 15 000 photographies annoncées n’est pas non plus précisée à ce stade.
Un incident vieux de plusieurs mois révélé aujourd’hui
La particularité de cette affaire tient également à sa chronologie : la cyberattaque remonte à mars 2026, soit plusieurs mois avant sa révélation publique le 21 août.
La FNPC inscrit cet incident dans un contexte de multiplication des cyberattaques contre de grandes organisations françaises, notamment plusieurs fédérations au cours des derniers mois.
Des données exploitables pour des attaques ciblées
La combinaison entre identité, date de naissance, numéro de téléphone et photographie peut alimenter des campagnes de phishing particulièrement crédibles ou faciliter certaines tentatives d’usurpation d’identité.
À ce stade, la Protection Civile confirme donc l’existence de la cyberattaque et le risque portant sur certaines données personnelles. Le volume exact des personnes effectivement touchées et la liste définitive des informations exfiltrées restent encore à établir.