La Ville de Tarnos, dans les Landes, confirme avoir été victime d’une cyberattaque visant son serveur de messagerie. L’incident est accompagné d’une demande de rançon et pourrait avoir entraîné le vol de données personnelles, dont certaines potentiellement sensibles.
La municipalité a suspendu le serveur concerné et fait appel à des spécialistes en cybersécurité. Les investigations doivent désormais déterminer précisément ce que les attaquants ont pu consulter ou exfiltrer.

Le serveur de messagerie de la mairie pris pour cible
L’attaque concerne le serveur de messagerie de la collectivité. Selon Sud Ouest, le service utilisé repose sur Zimbra et l’activité malveillante aurait commencé dès le jeudi 27 août. La Ville a officiellement communiqué sur l’incident le 28 août 2026.
Dès la détection de la compromission, le serveur concerné a été mis hors service afin de limiter l’attaque et de permettre les premières analyses.
Une demande de rançon adressée à la collectivité
La cyberattaque s’accompagne d’une demande de rançon. À ce stade, aucun élément public ne permet toutefois d’affirmer que les fichiers ou systèmes de la mairie ont été chiffrés comme dans une attaque classique par ransomware.
Le mode d’entrée initial des attaquants n’est pas encore précisé. Une compromission d’un serveur de messagerie peut notamment permettre d’accéder à des échanges internes, à des pièces jointes ou de tenter de rebondir vers d’autres ressources, selon les droits obtenus.
Des données personnelles potentiellement sensibles pourraient avoir été volées
La Ville reconnaît qu’il est à ce stade possible que des données personnelles et potentiellement sensibles aient été dérobées. La nature exacte des informations concernées et le nombre de personnes potentiellement touchées ne sont pas encore connus.
Dans le cas d’une messagerie municipale, une fuite peut être particulièrement problématique : les courriels peuvent contenir des échanges avec les administrés, des documents transmis aux services municipaux ou des informations internes. Il faudra toutefois attendre les résultats de l’enquête avant de savoir si de telles données ont effectivement été récupérées.
Les communications de la mairie fortement perturbées
La suspension du serveur entraîne également des conséquences opérationnelles. Les services municipaux sont temporairement fortement limités dans leurs échanges par courrier électronique. La mairie demande aux habitants de privilégier le téléphone, les contacts directs avec les services ou l’Espace Famille.
L’étendue réelle de l’attaque reste à déterminer
Des spécialistes en cybersécurité travaillent désormais à identifier l’origine de l’attaque, son périmètre et les éventuelles données exfiltrées. La Ville prévoit une nouvelle communication lorsque les investigations auront permis d’obtenir des éléments suffisamment fiables.
À ce stade, la cyberattaque et la demande de rançon sont donc confirmées, mais le volume et la nature précise des données éventuellement volées restent inconnus.