Attaque

Hospices Civils de Lyon : une ancienne base de professionnels en fuite

Les Hospices Civils de Lyon (HCL) annoncent qu’un de leurs prestataires a été victime d’une cyberattaque. L’incident pourrait avoir permis aux attaquants de récupérer une ancienne base de données contenant des informations administratives sur des professionnels et des intervenants extérieurs.

Point particulièrement important : les systèmes informatiques des HCL n’ont pas été compromis. L’établissement précise également qu’aucune donnée médicale concernant les patients n’est touchée par cet incident.

Les HCL, un acteur majeur de la santé à Lyon

Les Hospices Civils de Lyon constituent le centre hospitalier universitaire de Lyon et regroupent plusieurs établissements hospitaliers de la métropole. Leur activité couvre les soins, les urgences, la recherche et l’enseignement médical, avec un important écosystème de salariés, professionnels de santé, fournisseurs et intervenants extérieurs.

L’attaque vise un prestataire, pas les hôpitaux

Dans cette affaire, la nuance est essentielle : la cyberattaque ne vise pas directement l’infrastructure informatique des Hospices Civils de Lyon. Elle concerne un prestataire externe qui disposait d’une ancienne base utilisée dans le cadre de sa relation avec les HCL.

Cette base pourrait avoir été compromise lors de l’attaque. Les informations concernées seraient de nature administrative et associées à des professionnels ou à des personnes intervenant auprès de l’institution.

Aucune donnée médicale de patients concernée

Les HCL insistent sur un élément rassurant concernant les patients : aucune donnée médicale n’est présente dans la base concernée. Les dossiers médicaux, informations de santé et données issues des systèmes hospitaliers ne sont donc pas annoncés comme exposés.

Aucun impact n’a par ailleurs été constaté sur les systèmes informatiques des Hospices Civils de Lyon.

Le risque de la chaîne de sous-traitance

L’incident illustre une nouvelle fois le risque cyber lié aux prestataires. Une organisation peut sécuriser son propre système d’information tout en restant indirectement exposée lorsque des données ont été transmises ou stockées chez un partenaire externe.

La compromission d’un compte, d’un serveur ou d’une application utilisée par un sous-traitant peut ainsi donner accès à d’anciennes bases conservées en dehors du système informatique principal de l’organisation cliente.

Quels risques pour les professionnels concernés ?

La nature exacte des informations administratives potentiellement compromises n’a pas été détaillée publiquement. Selon leur contenu, ce type de données peut notamment être utilisé pour préparer des campagnes de phishing ciblées en se faisant passer pour les HCL, un employeur ou un prestataire habituel.

  • faux messages administratifs ;
  • usurpation d’identité professionnelle ;
  • phishing ciblé contre des intervenants ;
  • recoupement avec d’autres bases de données compromises.

Une fuite encore potentielle

À ce stade, les HCL évoquent une base qui pourrait avoir été compromise. Il ne faut donc pas présenter son exfiltration comme définitivement établie tant que les investigations ne l’ont pas confirmé.

L’incident reste néanmoins significatif : il montre comment une cyberattaque contre un prestataire peut indirectement exposer des données liées à une grande institution hospitalière, sans que ses propres serveurs ni les données médicales de ses patients aient été touchés.

Thomas Lazzaroni Thomas Lazzaroni
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