Attaque

CGT Éduc’Action Créteil : deux sites piratés avant la rentrée

Les sites de la CGT Éduc’Action Créteil et de la CGT Éduc’Action 77 ont été victimes d’une cyberattaque à la fin du mois d’août, à quelques jours de la rentrée scolaire. Le piratage a entraîné une indisponibilité de plusieurs jours et la modification de contenus déjà publiés.

Dans un communiqué, le syndicat affirme que les éléments laissés par les attaquants lui permettent d’attribuer l’opération à des militants ou sympathisants d’extrême droite. Cette attribution repose à ce stade sur l’analyse et les constatations de la CGT et n’a pas été confirmée par une enquête technique publique.

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Deux sites syndicaux rendus indisponibles plusieurs jours

L’incident concerne les sites de la CGT Éduc’Action de l’académie de Créteil et de Seine-et-Marne. Selon l’organisation, les attaquants ont réussi à modifier certains articles, avant que l’accès aux plateformes ne soit suspendu pendant plusieurs jours.

Le mode d’intrusion utilisé n’est pas précisé. Il est donc impossible de déterminer pour le moment si l’attaque provient d’un compte administrateur compromis, d’une vulnérabilité du site ou d’un autre accès technique.

La CGT pointe directement l’extrême droite

La CGT Éduc’Action estime que les modifications apportées aux contenus ne laissent que peu de doute sur les motivations politiques des auteurs et accuse directement l’extrême droite d’être à l’origine de l’attaque.

À ce stade, aucun groupe ni individu n’est publiquement identifié dans le communiqué et aucune preuve technique permettant d’attribuer formellement l’intrusion n’est communiquée.

Une attaque distincte de celle visant l’Éducation nationale

Le syndicat précise que ces incidents interviennent peu après l’importante cyberattaque ayant touché des infrastructures de l’Éducation nationale, mais indique clairement que les deux affaires ne sont pas du même ordre.

Modifier un site permet aussi de détourner sa communication

Au-delà de l’indisponibilité, la compromission d’un site syndical permet à un attaquant de modifier des publications existantes, publier de faux contenus ou faire passer un message pour une communication officielle.

La priorité est désormais de déterminer le point d’entrée utilisé, de vérifier qu’aucun accès persistant n’a été conservé et de s’assurer que d’autres données ou comptes administrateurs n’ont pas été compromis. Le communiqué ne fait pour l’instant état d’aucune fuite de données personnelles.

Thomas Lazzaroni Thomas Lazzaroni
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