Storia Mundi, plateforme française consacrée à l’histoire, à l’histoire de l’art et aux sciences humaines, fait l’objet d’une importante fuite de données revendiquée par le hacker DaOnlySpark. La base diffusée contiendrait les informations personnelles d’environ 17 850 utilisateurs, mais également des données d’authentification, de paiement et de participation aux conférences.
La publication a été rendue publique le 4 septembre 2026. Elle décrit plusieurs ensembles issus du fonctionnement interne de la plateforme, avec des centaines de milliers d’enregistrements.

Une plateforme culturelle avec des milliers d’abonnés
Storia Mundi propose des conférences en ligne animées par des historiens et spécialistes, ainsi que des replays, articles et contenus pédagogiques. La base exposée semble couvrir à la fois les comptes utilisateurs, inscriptions aux événements, abonnements et paiements.
Identités, adresses et dates de naissance dans les fichiers
Cyberattaque.org s’est procuré les échantillons diffusés avec la revendication. Les profils observés contiennent notamment :
- noms et prénoms ;
- adresses e-mail ;
- adresses postales complètes ;
- dates de naissance lorsqu’elles sont renseignées ;
- langue du compte ;
- consentement aux conditions générales et à la newsletter.
Nous ne reproduisons volontairement aucune identité, adresse ou date de naissance provenant des données publiées.

Des hachages de mots de passe et informations de sécurité
Un second ensemble concernerait environ 17 854 comptes d’authentification. Le hacker annonce notamment des identifiants, e-mails normalisés, hachages de mots de passe, numéros de téléphone, indicateurs d’activation de la double authentification, états de verrouillage et compteurs d’échecs de connexion.
Il ne s’agit donc pas, sur la base des éléments fournis, de mots de passe en clair. Des hachages peuvent néanmoins être ciblés par des tentatives de cassage, en particulier lorsque les mots de passe utilisés sont faibles ou réutilisés ailleurs.
175 000 inscriptions à des conférences et un historique très détaillé
La fuite comprendrait également environ 175 000 inscriptions à des conférences, avec l’utilisateur concerné, l’événement, la date d’inscription et différents liens ou identifiants associés aux plateformes de webinaire.
Un journal technique de plus de 400 000 événements retracerait par ailleurs des connexions, inscriptions à des conférences, suppressions de comptes, abonnements, inscriptions et débuts de paiements.
Des données Stripe et historiques de paiement également revendiqués
DaOnlySpark affirme également avoir récupéré plusieurs ensembles liés à Stripe : environ 9 600 clients, 3 400 abonnements, plus de 1 100 factures, des centaines de paiements et transactions, ainsi que des archives historiques couvrant notamment 2024 et 2025.
Ces archives seraient associées à des informations comme le nom du porteur, l’adresse de facturation, la marque de la carte, sa date d’expiration, les quatre derniers chiffres, des identifiants techniques de carte et des résultats de contrôles de paiement. L’attaquant revendique également d’autres champs plus sensibles, mais leur présence effective dans l’ensemble complet doit encore être vérifiée.
Les habitudes culturelles des utilisateurs également révélées
Les données liées aux conférences permettent potentiellement de connaître les événements auxquels une personne s’est inscrite ou a participé, ainsi que certaines informations de replay, campagne marketing ou origine de l’inscription.
Ce niveau de détail augmente la capacité d’un attaquant à construire des messages extrêmement crédibles en se faisant passer pour Storia Mundi, un organisateur de conférence ou un service de paiement.
Phishing, fraude et réutilisation des comptes parmi les risques
Le croisement entre identité, adresse, historique de conférences, abonnement et informations de facturation constitue un ensemble particulièrement exploitable pour du phishing ciblé, de l’usurpation ou de fausses demandes de paiement.
Le point d’entrée utilisé pour obtenir cette base n’est pas détaillé dans la publication. À ce stade, l’étendue complète de la compromission reste donc à établir, mais les données diffusées montrent déjà une exposition dépassant largement un simple fichier d’adresses e-mail.