De nouvelles révélations viennent relancer l’affaire France Titres / ANTS. Après une première publication évoquant jusqu’à 18 à 19 millions de comptes, puis une confirmation de l’état à hauteur d’un peu moins de 12 millions de comptes, le même hacker affirme désormais avoir obtenu un volume bien plus large : 600 millions de lignes de données.
Cette seconde annonce intervient alors que France Titres avait déjà confirmé un incident de sécurité survenu mi-avril, avec accès non autorisé à certaines données liées à des comptes professionnels.

Des données internes bien plus sensibles revendiquées
Dans cette nouvelle publication, les pirates ne parlent plus seulement de données utilisateurs. Ils revendiquent aussi la possession de :
- logs techniques
- mots de passe en clair
- clés API
- clés de chiffrement
- code source
- métadonnées de bases de données
- liens vers cartes d’identité et passeports en XML
Si ces éléments sont authentiques, l’incident dépasserait largement une simple fuite de données personnelles pour toucher potentiellement l’infrastructure interne et certains mécanismes de sécurité.

Un changement de ton
Les auteurs affirment ne pas chercher à vendre les données, mais vouloir “faire bouger les choses”. Ce type de discours est fréquent lorsqu’un groupe souhaite exercer une pression médiatique ou politique après l’ouverture d’enquêtes judiciaires.
Ils mentionnent notamment la transmission du dossier au Parquet de Paris, déjà annoncée par les autorités françaises après les premières révélations.
Quels risques concrets ?
La présence supposée de clés internes, mots de passe ou code source pourrait permettre de préparer de nouvelles intrusions, d’identifier d’autres failles ou de compromettre des services liés. Quant aux liens vers des documents d’identité, ils pourraient nourrir des fraudes administratives ou des campagnes d’usurpation ciblées.
Authenticité encore non confirmée
À ce stade, aucune preuve indépendante ne permet de confirmer l’ensemble des 600 millions de lignes revendiquées ni la nature exacte des fichiers évoqués. Mais après la reconnaissance officielle d’un premier accès non autorisé et la publication d’extraits, ces nouvelles déclarations renforcent la pression autour d’un dossier devenu particulièrement sensible.