La Financière d’Uzès, maison française spécialisée dans la gestion de patrimoine et les services d’investissement, apparaît ce 8 septembre 2026 parmi les victimes revendiquées par le groupe de ransomware Panzer. Les cybercriminels affirment avoir récupéré environ 70 Go de données.
À ce stade, aucun échantillon permettant de déterminer précisément la nature des fichiers dérobés n’accompagne les éléments dont dispose Cyberattaque.org. Le volume de 70 Go reste donc une revendication du groupe et aucune confirmation publique de la Financière d’Uzès n’a encore été identifiée.

Une maison de gestion qui revendique 2 milliards d’euros confiés
Créée en 1989, la Financière d’Uzès accompagne notamment des familles, entrepreneurs et institutions dans la gestion de leur patrimoine. Son site officiel affiche aujourd’hui 2 milliards d’euros confiés, 35 ans d’existence et une quarantaine de conseillers.
La société dispose de bureaux à Paris, Lyon, Lille, Cannes, Annecy-le-Vieux et Saint-Étienne. La Financière d’Uzès est par ailleurs une entreprise d’investissement agréée par l’ACPR, tandis qu’Uzès Gestion est agréée par l’AMF.
Des données potentiellement très sensibles
Compte tenu de l’activité de l’entreprise, une exfiltration pourrait être particulièrement préoccupante si elle concernait des dossiers clients, documents patrimoniaux, informations financières ou échanges internes. Panzer ne détaille toutefois pas suffisamment le contenu des 70 Go pour permettre d’affirmer que ces catégories figurent réellement parmi les données volées.
La Financière d’Uzès gère notamment des comptes d’instruments financiers et fournit des services de gestion sous mandat et de transmission d’ordres. Son activité implique donc une relation étroite avec une clientèle patrimoniale, mais cela ne permet pas de déduire le contenu précis de la fuite.
Panzer, un groupe de ransomware apparu récemment
Panzer est une opération de ransomware relativement récente. Les premières revendications suivies publiquement remontent à août 2026. Le groupe a depuis affiché plusieurs organisations dans différents pays, notamment dans les secteurs des services professionnels, de l’éducation et des administrations.
Comme d’autres groupes de ransomware, Panzer utilise la publication du nom de ses victimes et la menace de diffusion de données comme moyen d’extorsion. La présence d’une organisation sur son site ne permet toutefois pas, à elle seule, de confirmer que ses systèmes ont été chiffrés.
Le point d’entrée reste inconnu
Panzer ne fournit pour l’instant aucune information sur la manière dont il aurait pénétré le système d’information de la Financière d’Uzès. Compte compromis, vulnérabilité sur un service exposé, équipement périphérique ou prestataire : aucun scénario ne peut être privilégié à ce stade.
L’enjeu sera désormais de déterminer si les 70 Go revendiqués contiennent effectivement des données clients et si la Financière d’Uzès confirme l’incident. Dans un secteur où la confidentialité des informations patrimoniales est centrale, le contenu éventuel des fichiers pourrait fortement modifier l’ampleur de cette cyberattaque.