La plateforme professionnelle partenaires.bcti.fr est visée par une fuite de données revendiquée par le hacker ChimeraZ. Celui-ci affirme avoir récupéré une partie de la base de données du service ainsi que plusieurs documents, pour un ensemble d’environ 12 Mo au format JSON et PDF.
La publication est particulièrement sensible : le hacker affirme qu’un dossier contient 21 cartes nationales d’identité françaises. Les données diffusées comprennent également des informations détaillées sur des missions et rendez-vous liés à des biens immobiliers.
Une plateforme utilisée pour des missions de diagnostic immobilier
Les données observées proviennent de l’environnement professionnel de BCTI et montrent la gestion de missions de diagnostic immobilier : devis, rendez-vous, diagnostiqueurs associés, biens concernés et éléments de facturation.

Des informations précises sur les clients et leurs biens
Cyberattaque.org s’est procuré les échantillons diffusés par ChimeraZ. Les enregistrements que nous avons analysés contiennent notamment :
- noms et prénoms de clients ;
- identifiants de missions ;
- dates de validation et de rendez-vous ;
- ville et code postal du bien concerné ;
- type de prestation ou de pack commandé ;
- identifiant du diagnostiqueur et de l’agence ;
- montants facturés, frais et éventuels remboursements ;
- statut des rendez-vous et origine commerciale de la mission.
Certains enregistrements sont particulièrement récents, avec des missions clôturées en août 2026.
21 pièces d’identité annoncées dans les fichiers
ChimeraZ indique également qu’un répertoire baptisé « id_cards » contient 21 cartes d’identité françaises. Ces documents constituent la partie la plus sensible de la fuite en raison des informations qu’une pièce d’identité peut permettre de récupérer et de réutiliser.
Cyberattaque.org ne reproduit volontairement aucune pièce d’identité ni donnée personnelle permettant d’identifier les personnes concernées.
Une base présentée comme partielle
Le hacker présente lui-même le contenu publié comme une base partielle. Il serait donc incorrect d’en déduire que l’ensemble des clients, partenaires ou systèmes de BCTI ont été compromis.
Aucun point d’entrée technique n’est détaillé dans la publication. On ignore également pour le moment comment les documents d’identité ont été récupérés et à quelles procédures ils étaient associés.
Un risque d’usurpation et de fraude immobilière
Les informations liées aux missions permettent de connaître le contexte d’une intervention, sa date, sa localisation, son montant et les différents intermédiaires. Elles pourraient être utilisées pour fabriquer de faux messages particulièrement crédibles en usurpant un diagnostiqueur ou une plateforme professionnelle.
La présence annoncée de pièces d’identité augmente encore le risque d’usurpation d’identité et de fraude documentaire. À ce stade, aucun volume global de personnes concernées n’est fourni et l’étendue complète de l’accès reste à déterminer.