Une importante fuite de données attribuée à Batigam, entreprise spécialisée dans les travaux de construction et de rénovation, a été revendiquée sur un forum cybercriminel le 28 juin 2026. L’auteur affirme publier 37 Go de données, soit 27 952 fichiers. L’analyse locale réalisée sur l’archive confirme la présence de 27 952 documents pour un volume d’environ 34 Go.
Batigam visé par une revendication
Le cybercriminel indique que les fichiers proviennent de batigam.fr et présente l’archive comme une extraction complète de documents liés à l’activité de l’entreprise. Les fichiers sont principalement au format PDF et image et semblent provenir d’un espace documentaire interne ou d’une gestion électronique de documents (GED).

Près de 28 000 documents techniques exposés
L’analyse du contenu met en évidence un très grand nombre de documents liés à des chantiers et marchés de construction, parmi lesquels :
- devis ;
- factures ;
- rapports techniques ;
- photos de chantiers ;
- documents de marchés publics ;
- contacts professionnels.
Ces documents couvrent de nombreux projets de construction et de rénovation et semblent provenir directement de l’environnement documentaire utilisé par l’entreprise.
Des plans de sécurité particulièrement sensibles
Parmi les fichiers analysés figurent également des documents techniques dont la sensibilité est particulièrement élevée, notamment :
- plans SSI (Systèmes de Sécurité Incendie) ;
- synoptiques SDI et CMSI ;
- plans de vidéosurveillance ;
- schémas de contrôle d’accès ;
- documents relatifs aux accès pompiers ;
- documents amiante ;
- coordonnées bancaires (IBAN/RIB) dans certains dossiers.
Plusieurs documents concernent des ERP, des bâtiments publics ainsi que des établissements scolaires, ce qui renforce fortement la sensibilité des informations exposées.
Des risques dépassant la seule fuite documentaire
Au-delà des données administratives, la présence de plans de sécurité incendie, de dispositifs de vidéosurveillance, de systèmes de contrôle d’accès ou encore de schémas techniques peut représenter un risque opérationnel important. Ces informations pourraient être exploitées pour mieux connaître l’organisation de certains bâtiments ou préparer d’autres actes de malveillance.
Le nombre de personnes concernées reste inconnu
À ce stade, il n’est pas possible de déterminer le nombre exact de personnes concernées par cette fuite. En revanche, le volume des documents analysés laisse apparaître une extraction documentaire de grande ampleur, dépassant largement une simple liste de contacts ou de clients.
Cette revendication n’a, pour le moment, pas fait l’objet d’une confirmation officielle. Les éléments observés montrent toutefois un corpus documentaire particulièrement conséquent et dont certains contenus présentent une sensibilité élevée, voire critique, au regard de la nature des infrastructures concernées.