L’Amicale Police et Patrimoine fait l’objet d’une revendication publiée le 30 juillet 2026. Le hacker Cybernox, accompagné de gqtia, affirme diffuser gratuitement les données de 165 adhérents.
La publication est présentée comme une nouvelle opération menée en opposition au projet européen surnommé Chat Control. À ce stade, l’association n’a pas confirmé publiquement l’incident.

Une association liée à la police et à son patrimoine
L’Amicale Police et Patrimoine rassemble des adhérents, des collectivités et différentes personnes morales autour d’activités liées à la police et à la préservation de son patrimoine.
L’échantillon publié montre notamment la fiche d’un élu local inscrit au nom de sa commune, ce qui indique que le fichier peut concerner à la fois des particuliers et des organisations.
Des fiches d’adhérents particulièrement détaillées
Les informations diffusées comprennent notamment :
- civilité, nom et prénom ;
- date de naissance ;
- profession ou fonction ;
- adresse postale complète ;
- numéros de téléphone fixe et mobile ;
- adresse e-mail ;
- numéro d’adhérent ;
- statut et date de fin de cotisation ;
- personne morale représentée ;
- forme juridique et numéro SIRET ;
- comité de rattachement ;
- informations complémentaires renseignées dans la fiche.
Une base d’adhésion probablement compromise
La structure des données ressemble à un export provenant d’un outil de gestion des membres. Une faille dans le site, un compte administrateur compromis, une sauvegarde exposée ou un accès à l’application interne pourrait permettre ce type d’extraction.
Aucun détail technique ne permet pour l’instant d’identifier précisément le point d’entrée utilisé.
Des risques de phishing et de harcèlement ciblé
La combinaison de l’identité, de la fonction, de l’adresse et du statut d’adhérent peut faciliter des attaques particulièrement crédibles. Un fraudeur pourrait se faire passer pour l’association, un service de police, une mairie ou un autre membre afin d’obtenir des informations supplémentaires.
- phishing au nom de l’association ;
- faux renouvellement de cotisation ;
- usurpation d’un élu ou d’une collectivité ;
- harcèlement téléphonique ;
- recoupement avec d’autres bases compromises.
Une nouvelle fuite revendiquée au nom de Chat Control
Cybernox présente cette diffusion comme une réponse au maintien des discussions autour de Chat Control. Cette justification politique s’inscrit dans une série de publications visant des institutions, des agents publics et des responsables français.
Le volume annoncé de 165 adhérents et l’origine exacte du fichier restent à confirmer officiellement.